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PARIS, CAPITALE DES VINS DE FRANCE ?

publié le 17 septembre 2018

Notre Champion pour la finale !

publié le 17 septembre 2018

VICTOR HUGO

publié le 17 septembre 2018

VICTOR HUGO 1802-1885 

Écrivain, Homme Politique                                                     

Le Panthéon, tout récent lieu de repos de Simone et Antoine Veil, fut également, le 1 juin 1885, la dernière demeure du plus célèbre homme politique et écrivain du XIXe, Victor Hugo, défenseur universel de la dignité et des droits de l’Homme.

Si l’œuvre et les récits sur la vie tumultueuse de Victor Hugo nous sont connus, tout comme son goût immodéré pour les femmes et la politique, le génial écrivain fit peu de cas de ses goûts pour la cuisine et les vins. En réalité, Hugo ne fut jamais un gastronome. Grâce au témoignage de son petit-fils, Georges V. Hugo, il apparaîtrait que son grand-père se comportait bizarrement à table « Il mangeait, avec un soin extrême presque toujours des mêmes mets. […] le gribouillis, plat de son invention qu’il exécutait lui-même à table ; mélange de tout ce qu’on avait servi : œufs, viandes, légumes, sauces et fritures, sortes de pâtée qu’il découpait, hachait à petits coups de couteau et assaisonnait en y renversant la salière. [  ] Quand il y avait du Homard, il en arrachait une patte, la broyait de ses dents d’acier et avalait le tout, carapace et chair, à notre grande admiration […]. »(1)

Côté boisson, il buvait modérément de tout, aussi bien de la bière que du petit vin de Suresnes ou des vins de Givry. Mais au risque de décevoir les amateurs de Pommard, nectar dont on dit qu’il était fort apprécié de Victor Hugo, nul cahier personnel ou document ne mentionne l’éventuelle préférence du grand écrivain pour ce grand Bourgogne rouge. Encore une jolie légende qui perdure….

La fortune et la reconnaissance arrivées, Victor Hugo assiste et organise lui-même de nombreux déjeuners et dîners. Ses amis sont étonnés de le voir préparer son Punch en s‘employant à avaler, sans les éplucher, les petites oranges tout en se calant les mâchoires avec des morceaux de sucre et des quartiers de citron, le tout accompagné d’un demi-verre de rhum. Autre habitude parfois gênante pour ses interlocuteurs, sa manie de manger de l’oignon. Pourtant cela ne l’empêcha guerre d’être un grand séducteur auprès des dames.

Les 15 années d’exil rendirent Victor Hugo encore plus populaire. A la lecture de ses Agendas de Guernesey, on s’étonne d’y trouver ses comptes d’achats en vins fort bien détaillés. Ainsi, en 1856, il se fit envoyer à Hauteville House, du Bordeaux du Haut Preignac (vin du sauternais) dont le droit d’entrée sur l’île lui aura coûté 4F80. Ses Bourgognes sont alors commandés chez le négociant Dargaud à Mâcon. Mais c’est avec surprise que l’on apprend que Victor Hugo possédait sur l’île sa propre vigne et commandait avec soin soufre et tonneaux pour y stocker le jus de sa treille. Pour sa taille et sa vinification son jardinier percevait 2 shillings et 6 Pence.

Enfin, Victor Hugo, à qui l’on attribue la paternité de l’expression « C’est Dieu qui créa l’eau, mais l’homme qui fit le vin », fut-il vraiment à l’origine de la citation ? Rien n’est moins sûr, car aucun écrit ni propos recueillis ne viennent confirmer cette paternité. Alors est-ce encore une légende sur l’auteur de la Légende des Siècles….

Bibliographie (1) Mon Grand-père. Georges V. Hugo. Éditions Calman-Levy 1902