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Notre Champion pour la finale !

publié le 3 octobre 2018

L’art de la vinification

publié le 3 octobre 2018

Thomas Jefferson

publié le 3 octobre 2018

Thomas Jefferson

1743-1826

 Président des États-Unis d’Amérique, ancien négociant en vins

 » Le vin, par habitude, est devenu indispensable à ma santé « 

Thomas Jefferson, 3ème Président des États-Unis d’Amérique, principal rédacteur de la Déclaration d’Indépendance de son pays, fût auparavant un important négociant en vins, promoteur des régions viticoles et des domaines français. Surtout, dès 1787, soit 68 ans avant le classement très officiel de 1855 émis par la Chambre de Commerce de Bordeaux, il hiérarchisa les célèbres vins produits par les châteaux du Médoc, des Graves et de Sauternes.

Devenu le locataire de la Maison Blanche, il aimait à dire qu’il en connaissait déjà les caves ayant été le principal courtier en vins à fournir la présidence ainsi que les nombreuses personnalités influentes de son époque. L’homme aura toujours voué au vin un véritable culte se procurant vins de France, d’Italie, d’Allemagne, Tokaji de Hongrie, Madères et portos.

Alors qu’il était ministre plénipotentiaire d’Amérique en France auprès du roi Louis XVI (1784-1789), il visita de nombreux vignobles de l’hexagone, inscrivant dans ses fameux carnets, les aspects géographiques et économiques des régions traversées, notant avec application les noms des vins dégustés et les prix du marché. C’est en homme d’affaire avisé qu’il prit des contacts, se faisant sa propre idée de la qualité des cuvées et de l’intérêt de les faire vieillir.

Son voyage œnologique l’aura conduit de Paris en Italie du Nord passant par Dijon où il s’extasie sur les vignobles de Volnay, puis à Lyon pour poursuivre sur Condrieu et son château Grillet et à Tain où il notera sa dégustation du vin blanc d’Hermitage. Sa route l’acheminera ensuite vers les coteaux d’Aix, Marseille, Montpellier et Lunel où il se délecte de vin de Muscat.

Mais l’étape demeurée l’une des plus importantes de son périple de courtier est bien celle de Bordeaux. Il y séjourna du 25 au 28 mai 1787, passant une journée entière à visiter les vignes de Haut-Brion et de Pontac et à noter en bon professionnel de nombreuses informations sur les origines et les noms des cépages, les qualités des millésimes et leur valeur ajoutée par le vieillissement. Pour les vins de Sauternes, il n’hésita pas à écrire « Sauternes. C’est bien là le meilleur des vins blancs de France (sauf Champagne et Hermitage). Celui fait par M. de Lur-Salur [Lur-Saluces] vaut, à l’âge de 4 ans (quand il est si bon à boire), entre 20 et 24 sous la bouteille. [..]Un de ses grands avantages, c’est que son bouquet se développe quand on ouvre la bouteille et qu’il est meilleur après avoir été débouché quelque temps. » *

L’origine de l’intérêt de Thomas Jefferson aux vins est en partie due aux récits des soldats de la guerre d’indépendance américaine, atteints de typhus ou de dysenterie, et qui devaient d’avoir survécu aux pandémies par l’absorption quotidienne d’alcool et de vin. Lui-même estimait le vin nécessaire à son hygiène physique et mentale. Fort de cette certitude et de gains potentiels, il ira jusqu’à faire planter de la vigne dans sa propriété de Monticello en Virginie, où il s’emploiera à faire de son terroir une « Bourgogne à l’Américaine ». Il fera venir des vignes d’Europe et y adaptera des souches américaines. Hélas cette propriété lui vaudra bien des déboires et lui causera de nombreuses dettes.

Aujourd’hui, sa demeure est devenue un musée et un vignoble a été entièrement replanté. Vous pouvez également visiter virtuellement la demeure de Thomas Jefferson à Monticello en consultant le site internet : www.monticello.org

Bibliographie

* Extraits des Carnets Viticoles de Thomas Jefferson.