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Quel rapport entre le vin et les chauves-souris ?

publié le 5 décembre 2018

NICOLAS II, Tsar de Russie

publié le 5 décembre 2018

NICOLAS II, Tsar de Russie

(Règne 1 novembre 1894 – 15 mars 1917)

Existence durée 50 ans : 18 mai 1868 – 17 juillet 1918). Fusillé avec toute sa famille sur ordre personnel de Lénine à Iekaterinbourg.

Nicolas Alexandrovitch Romanov, dernier tsar de toutes les Russies, fut de son vivant un grand amateur de champagnes ainsi qu’un véritable connaisseur en vins. Au point qu’en 1894, il s’était fait construire une gigantesque cave à Massandra, en Crimée, afin d’alimenter sa résidence d’été de Livadia, à proximité de Yalta. Composée de 21 tunnels de 150 mètres, creusés sur trois niveaux, elle demeure aujourd’hui encore comme l’une des plus grandes et belles caves au monde. L’anecdote locale raconte qu’en 1920 l’Armée Rouge y avait découvert plus d’un million de bouteilles – dont la plus ancienne datait de 1775 -. Fort heureusement en 1941, lors de l’invasion de la région par les nazis, Staline ordonna que tous les flacons de vins soient cachés en différents lieux.

Mais bien avant cela, lorsque Nicolas II, en octobre 1896, entreprit son premier voyage en France à Paris pour l’inauguration du pont Alexandre III, il aurait tout particulièrement apprécié les vins et les mets servis en son honneur. La carte ne comportait pas moins que 6 vins et 2 champagnes :

Reproduction telle quelle de la liste des Vins du dîner du 6 octobre 1896 offert au palais de l’Élysée par le président Félix Faure :

Xérès goutte d’or
Château Lagrange en carafes
Sauternes en carafes
Champagne rosé en carafes
Château d’Yquem 1876
Château Lafite 1875
Clos Vougeot 1874
Roederer frappé

L’intérêt du dernier tsar pour les vins de France aura également servi à la diplomatie de son pays. Au point que le monarque, en invitant en 1902 le président Émile Loubet à la cour de Russie, lui fera servir, au cours d’un somptueux dîner, un Hermitage rouge. Un geste délicat, honorifique pour le vignoble de la Drôme, région d’où était originaire le chef du gouvernement français, né à Marsanne, non loin de la ville de Tain. Emile Loubet en fut, dit-on, sincèrement ému…

Tous les témoignages s’accordent à reconnaitre que l’ultime tsar Russe fut un véritable œnophile, aimant découvrir et déguster des vins de France, d’Allemagne, d’Italie et bien entendu des Tokay d’Hongrie ainsi que les nectars provenant du sud de son empire. Mais surtout il fut un grand amateur de champagnes. Il est vrai que dans la famille Romanov, on appréciait depuis longtemps ces grands vins effervescents. Déjà en 1876 son ancêtre, le Tsar Alexandre II, avait eu l’honneur de se voir offrir la première cuvée baptisée Cristal de la maison Roederer créée à son intention dans une bouteille non teintée.

D’autres grandes maisons de Champagne avaient aussi fait de la Russie l’un de leurs principaux marchés. Dans les registres historiques de la marque HEIDSIECK & C° MONOPOLE, fournisseur breveté du Tsar Nicolas II, il fut ainsi comptabilisé, pour la cave particulière de l’Empereur, pas moins de 400 000 bouteilles commandées chaque année.

Champagne Cristal de Roederer : Vérité historique :

Cristal de Roederer a été créé en 1876 pour le tsar Alexandre II de Russie, mais n’a été disponible dans le commerce qu’à partir de 1945.

Raison du choix d’une bouteille transparente : Sous le règne d’Alexandre II, la situation politique en Russie était très instable. Le tsar se méfiait des risques d’attentats exécutés par les anarchistes. Il demanda alors que lui soient fournies des nouvelles bouteilles dont le verre soit transparent afin qu’aucune bombe ne puisse être cachée à l’intérieur.
Louis Roederer commissionne alors un verrier flamand pour créer une bouteille de Champagne clair avec un fond plat.
Pour créer une telle bouteille, résistante à la pression, il lui fallut utiliser et partir d’un cristal plus fort et très clair. D’où son prix historiquement élevé.

Pourtant, Alexandre II de Russie mourra assassiné le 13 mars 1881 à Saint-Pétersbourg après avoir été touché par une grenade artisanale lancée par un certain Ignacy Hryniewiecki, un révolutionnaire polonais.

(Le marketing de la maison Roederer communique plutôt sur l’élitisme de la bouteille. Car selon eux, en 1876, le Tsar Alexandre II de Russie, se serait offusqué qu’on lui serve le même champagne qu’au restant de sa Cour. La Maison Louis Roederer exportait à l’époque 60% de sa production vers la Russie.).

Mais la réalité du contexte politique est probablement plus vraisemblable.