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Le macaroni à la crème

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baked mac n cheese topped with breadcrumbs

En attendant les fêtes et leurs fastes, il faut se nourrir tous les jours et l’on peut avoir envie en cette saison de vieux plats familiaux, simples, délectables et nourrissants. Choisissons d’instinct les plus oubliés, ceux que les sots trouvent risibles. À force d’être passés de mode ils finiront par être tendance.

Qu’y a-t-il de plus démodé que le macaroni ? Le macaroni est la métaphore de tous les ridicules. Avec la nouille cuite, il sert à disqualifier l’Art nouveau et ses débordements vermiculés (on a parlé de « style macaroni » à propos des décors d’Alphonse Mucha et du mauvais goût des hôtels et des casinos du tournant du siècle). Et à chaque fois qu’on décrie le macaroni moral, le comestible en prend pour son grade. On a tort : le macaroni c’est excellent.

On aimait sa forme longue, authentique et traditionnelle, qui allait si bien pour les timbales, mais elle ne se fait plus (il paraît que cette forme de pâte passait mal dans les emballages).
Tant pis !, va pour le macaroni court. Voici un plat pour le dimanche soir, au retour d’une longue promenade, quand tout le monde a bien faim et qu’on n’a pas trois heures à rêver en cuisine.

Il vous faudra pour six personnes :

500 g de macaronis ordinaires, du bon faiseur, mais fuyez les pâtes à cuisson rapide.

Un litre de lait entier

10 g de sel

75 cl de crème entière (la crème allégée serait un contresens).

100 g de beurre

Un talon de jambon sec, soit environ 200 g (facultatif).

300 g de comté ou de parmesan

Un petit oignon

Un bouquet de persil

Une ou deux feuilles de sauge

Deux gousses d’ail

Poivre du moulin

Noix de muscade

 

Matériel :

Une grande casserole (diamètre 24 cm environ)

Une petite casserole ou une sauteuse

Un petit fouet

Un plat à gratin en terre ou en fonte de fer

 

Taillez de fines lanières de jambon avec un bon couteau. Le jambon est facultatif, mais bienvenu si vous faites de ce macaroni un plat unique.

Écrasez les deux gousses d’ail et frottez vigoureusement le fond du plat à gratin. Versez le lait dans la grande casserole, ajoutez 10 g de sel, l’oignon coupé en quatre, le bouquet garni, la feuille de sauge, une gousse d’ail.

Mettez la casserole sur le feu. Au frémissement, jetez-y les pâtes et tournez avec une écumoire pour qu’elles ne collent pas entre elles.

Versez la crème dans la sauteuse et portez-la à frémissement. Donnez un tour de fouet pour égaliser la cuisson.

Beurrez grassement le fond du plat.

Après cinq minutes et demie de cuisson des macaronis, égouttez les pâtes demeurées encore très fermes. Vous pouvez conserver le lait pour un potage, par exemple. Ne pas rafraîchir les pâtes.

Incorporez les lanières de jambon, râpez de la muscade, donnez quelques bons tours de moulin à poivre, remuez et versez le tout dans le plat à gratin.

Versez la crème chaude. Elle doit baigner entièrement les pâtes.

Ajoutez le reste du beurre en quelques noisettes.472900

Râpez le fromage et parsemez-le sur le plat.

Mettez à four moyen préchauffé (thermostat 5) et laissez cuire pendant quarante à quarante-cinq minutes, en surveillant. La cuisson est bonne quand le gratin est doré.

C’est un plat facile à faire ; succès garanti. Servez avec une grillade de bœuf ou un quasi de veau en cocotte, et ouvrez donc un IGP des Collines Rhodaniennes cépage Marsanne dont la fraîcheur et la vivacité feront merveille avec le moelleux et l’onctuosité du plat.