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Nicolas réinvente la consigne !

publié le 15 novembre 2018

VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE

publié le 15 novembre 2018

EN NOVEMBRE, PARTEZ À LA DÉCOUVERTE DES CRUS DU BEAUJOLAIS

publié le 15 novembre 2018

Traditionnellement depuis 1985, le 3e jeudi de novembre est consacré à fêter le lancement du Beaujolais Nouveau en France mais aussi dans de nombreux autres pays. Au Japon, quelques 6,3 millions de bouteilles de Beaujolais Nouveau sont exportées chaque année.

Si cette date est devenue, tel un anniversaire, un évènement incontournable chez les cavistes, dans les bars et cafés des grandes et moyennes cités, elle peut aussi donner lieu à des parcours en vignobles, notamment dans les terroirs des Crus du Beaujolais qui célèbrent au mieux la production du vin rouge issu du cépage Gamay.

S’échapper, avant les frimas de l’hiver, sur les routes à travers les 10 crus du Beaujolais c’est aussi partir à la rencontre de vignerons chaleureux et accueillants et d’y déguster le meilleur de la production.

Le sud du Beaujolais – Cottin

En direction du sud de la France, aux alentours de Villefranche-sur-Saône au nord de Lyon, commence la région Beaujolais. Elle offre des vins variés en cohérence avec la diversité des paysages et des traditions locales. Bien entendu, on peut s’y procurer le rafraîchissant Beaujolais Nouveau, mais aussi des bouteilles de vins de garde de grande qualité, remarquables de finesse ou de puissance, produits dans l’un des 10 remarquables crus du vignoble dans l’aire d’appellation Beaujolais.

Le Gamay noir à jus blanc, le cépage rouge emblématique du Beaujolais

Le cépage Gamay identifié dans les vignobles du Beaujolais depuis le début du XVII e siècle, possède des grappes à peau fine, noire violettes bien compactes. Aujourd’hui, plus de 50 % des 30 000 hectares plantés à travers le monde le sont en Beaujolais, où il couvre plus de 98 % du vignoble. Le cépage gamay est issu d’un croisement entre le Pinot Noir et le Gouais. D’une grande amplitude aromatique, il produit des vins faiblement alcoolisés agréablement fruités et souples, de couleur rouge, vive et limpide.  Mais aussi, selon les terroirs, il peut apparaître marqué par des notes poivrées et un palais complexe. Le Gamay en Beaujolais est vendangé à la main.

On peut aussi localement trouver des vins blancs issus du cépage Chardonnay. Restée longtemps confidentielle la production de vin blanc du Beaujolais augmente chaque année. Selon les données fournies par l’interprofession, il représente environ 2% du vignoble. Les grappes se présentent en petites baies arrondies, dorées à maturité. Le chardonnay est planté dans des sols constitués de terrains marneux ou calcaires. Des vins solaires, équilibrés et amples présentent de beaux reflets et des arômes de fruits secs très agréables.

 

Les dix Crus du Beaujolais, terroirs d’émotion

Avec un sol constitué majoritairement de granit, très favorable au Gamay, chacun des terroirs des dix crus du Beaujolais, bénéficie de son caractère propre et de la spécificité de son appellation. Entre les vins de Chiroubles, Fleurie et Saint-Amour reconnaissables à la finesse de leur texture et la robustesse des Brouilly, Côtes de Brouilly, Chénas, Morgon, Juliénas, Moulin-à-Vent et Régnié, chaque dégustateur pourra trouver le style de vin qui lui procura plaisir et émotion.

 

SAINT-AMOUR : Le romantique

Surface : 302 hectares

Ce cru offre un vin léger et facile à boire. Il est le plus septentrional des dix, caractérisé par des arômes de fruits rouges tendres. Appellation très prisée en février pour la Saint-Valentin, il reste néanmoins agréable à déguster tout au long de l’année.

En raison de la variété de ses sols, Saint-Amour peut produire également des vins plus concentrés, aptes au vieillissement. Cela dépendra du style recherché par le vigneron.

L’église de St. Amour fut bâtie par le Chapitre de St. Vincent de Mâcon au Xe siècle et administrée par lui jusqu’à la Révolution. Dès l’origine elle est vouée à St. Amour, un ancien légionnaire romain de l’armée thébéenne au sud de l’Egypte, dénommé Amor ou Amator. Il aurait refusé, lors d’une mission dans le Valais Suissse, de massacrer les chrétiens qui n’honoraient pas les dieux romains. Il fut tué à Agaune (CH) en 286 ap. JC.

JULIÉNAS : Une forte identité

Surface : 537 hectares

Son histoire viticole remonte à 2000 ans, à l’époque de Jules César (d’où provient le nom du cru), le caractère de Juliénas est fortement enraciné dans son terroir. Les styles des vins peuvent varier, mais dans l’ensemble, le gamay fournit à Juliénas des vins plus concentrés offrant des arômes de fruits rouge bien mûrs avec des notes d’humus.

 A visiter le château de Juliénas. Acquis en 1907 par l’arrière-grand-père de François et Thierry Condemine qui y perpétuent la passion de la vigne et du vin. Le domaine compte aujourd’hui 37 ha de Juliénas (constituant le plus grand vignoble de l’appellation Juliénas), 1 ha de Fleurie et 1 ha de Moulin-à-Vent. On y propose, sur rendez-vous, des visites du vignoble à bord d’un combi 1964 le « Wine Tasting Truck » !

CHÉNAS : Le confidentiel

Surface : 249 hectares

C’est le cru le plus secret des crus du Beaujolais. Une bouteille de Chénas reste souvent difficile à obtenir, mais les vins en valent la peine. Un style proche des rouges ciselés de la côte de Beaune en Bourgogne, le Chénas est un cru concentré, riche en bouche. Il possède une intensité minérale bien marquée, qui se développera sur la durée. Parfait en accompagnement de viandes en marinades ou avec de la venaison.

Moulin à vent dans la brume – photo R Bonin

MOULIN-À-VENT : Le cru royal

Surface : 627 hectares

Le Moulin-à-Vent règne sur les autres crus pour le palais des amateurs de vins tanniques et complexes offrant une grande capacité de vieillissement (5 à 10 ans voire 20 ans). Les sols et sous-sols de Moulin-a-Vent amènent les vignes à produire moins de grappes par pied que dans les autres territoires, avec des baies bien plus charnues, créant un style de vin fort éloigné du stéréotypé Beaujolais facile à boire.

Monument historique du XVème siècle. Le Moulin à Vent, dans son état d’origine, est le seul du Beaujolais et du Mâconnais à avoir conservé sa grande guivre de bois fixée au toit qui permettait d’orienter les ailes face au vent.

 

 

Vendanges à Fleurie – Photo R Bonin

FLEURIE : Le plus féminin des Crus

Surface : 840 hectares

Fleurie ne possède pas le pouvoir et la puissance des crus de Moulin-a-Vent, mais son charme élégant et floral laisse une impression agréable au nez et en bouche. Il existe de nombreux producteurs de Fleurie de qualité. Son style léger, se caractérise par des fruits rouges aux notes florales de rose et de violette. Un bel équilibre.

Départ le samedi 17 novembre à 9h00 du village de Fleurie de la 14ème édition du Marathon International du Beaujolais nouveau. Le Marathon est une épreuve qualificative au label FFA. Courses en chiffre : 17.000 dossards sur les différentes courses pour 2018. Le Marathon (42 Km 195) traversera 12 villages et suivra un parcours labellisé FFA entre vignes et châteaux, plus propice à la performance. Avec 9 ravitaillements bien pourvus et déguisement recommandé. La fête sera à l’arrivée des vainqueurs.

CHIROUBLES : L’équilibriste

Surface : 323 hectares

 Destiné aux amateurs de Beaujolais traditionnel ou même du Beaujolais Nouveau, le Chiroubles est un vin de plaisir, facile à boire. C’est le cru qui offre les vins les plus légers du Beaujolais. Son vignoble en altitude, est influencé par des températures fraîches, créant de délicats fruits rouges et des notes discrètes de fleurs.

MORGON : Le vénérable

Surface : 1 100 hectares

Avec une production en 2014 de près de 7 278 000 bouteilles, l’aire d’appellation Morgon est l’une des plus productives des crus du Beaujolais après celle de Brouilly.

Les vins de Morgon émerveillent par leurs arômes de fruits à noyau et leur bon potentiel de vieillissement. Ses sols de granit rose composent au sein de l’appellation une mosaïque de six vignobles dont le plus célèbre est la Côte du Py. Des vins à oublier, si possible, dans sa cave pour au moins cinq ans.

Parmi les vins mondialement réputés de Morgon, ceux produits par le regretté Marcel Lapierre, l’un des premiers vignerons défenseurs et promoteurs des vins naturels sans soufre.

RÉGNIÉ : Le dernier venu

Surface : 424 hectares

Le terroir de Régnié, élevé en 1988 au rang de cru du Beaujolais réunit par son style les fruits frais de Brouilly avec un peu de corps et de structure de Morgon. Vin souple, il possède des arômes de framboise soutenus par des notes épicées bien identitaires.

Régnié, Château de la Pierre 2016, vin nature, hors catalogue Nicolas mais produit par la Maison Jean Loron.  Erigé au 12ème siècle, le Château de la Pierre était l’un des principaux points fortifiés qui assurait la défense de la cité de Beaujeu. Il couvre une superficie de 15 ha de vignes d’environ 50 ans.

COTE DE BROUILLY : Le volcanique

Surface : 316 hectares

La Côte de Brouilly n’est pas vraiment une colline, c’est un ancien volcan présentant des sols de granit et de schistes. Les vignes sont cultivées sur ses pentes, où elles reçoivent un bon ensoleillement et un meilleur drainage que dans les plaines environnantes. Les vins sont plus ronds et structurés que ceux de l’AOC/AOP Brouilly.

 

Château de la Pierre

BROUILLY : Le vin de la fête

Surface : 1 261 hectares

Avec quelques 8 242 000 bouteilles produites en 2014, Brouilly est le cru le plus vaste et le plus méridional du Beaujolais. Brouilly est un vin pour toutes les occasions, agréable, facile à déguster. Il est souvent associé à la bistronomie car c’est un vin très présent dans les bars à vins sur toute la planète. Il peut s’avérer légèrement corsé ou bien agréablement léger et vif ce qui n’est pas pour déplaire en ces temps de réchauffement climatique. Peut être bu légèrement frais en été.

 

 A NE PAS MANQUER

Sur le circuit des vins du Beaujolais, un arrêt s’impose au caveau de la Maison Jean Loron qui possède des vignobles dans presque tous les grands crus du Beaujolais mais aussi dans le mâconnais. Il est possible d’y découvrir et de déguster une grande variété de vins produits et élevés au domaine.

Propriétaire actuel : Xavier Barbet, 8ème génération.

Directeur : Philippe Bardet

Maître de chai et œnologue : Jean-Pierre Rodet

Domaine : Encépagement et vignoble

Surface plantée : 135 hectares (Rouge : 134, Blanc : 1)
Mode de vendange : Manuelle et mécanique
Cépages rouges : Gamay noir à jus blanc (100%)
Cépages blancs : Chardonnay (100%)

Coordonnées

Pontanevaux,
71570 Pontanevaux
Tél : 03 85 36 81 20

1900’S : Premier partenariat avec le caviste NICOLAS à Paris