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Le vin est bon quand il donne du plaisir mais cette émotion ne vient pas que de la qualité des raisins, ni de vinification. On le sait, l’obturateur de la bouteille est essentiel au maintien d’une qualité séduisante.

L’amateur de vin, par habitude et souci de la tradition plébiscite le bouchon en liège, mais d’autres solutions de bouchage existent et toutes peuvent être de bonnes réponses à la fonction attendue.

Le vin et le liège : une relation historique

Depuis plus de 2’000 ans, le vin et le liège sont indissociables. Issu de l’écorce d’un chêne, ce bouchon est naturel renouvelable et recyclable. Grâce à l’élasticité de sa matière il est aussi particulièrement efficace pour la conservation des vins : simple à insérer dans le goulot lors de la mise en bouteille il suffit d’un tire-bouchon pour le retirer sans peine. Autres qualités et pas des moindres, il est imperméable et suffisamment hermétique, donnant au vin les moyens de s’assurer une bonne conservation. Si on parle de son rôle au fil des ans pour un vin de garde, et sous réserve de bonnes conditions d’humidité pour éviter qu’il ne s’assèche et se rétracte, il assurera néanmoins une infime et continue possibilité d’entrée d’air qui sera favorable. Ainsi il reste un partenaire largement préféré pour les grands vins de garde.

Mais malgré cette noblesse, il est aussi vecteur de certaines de vos pires déceptions : celles que l’on désigne par « goût de bouchon » dans le vin. Celui-ci est causé par une molécule présente naturellement dans l’environnement qui peut se trouver de manière aléatoire dans le liège. On appelle cette molécule Trichloroanisole ou TCA. On dit d’ailleurs de manière inappropriée goût de bouchon alors qu’il faudrait dire « odeur de liège, de poussière, de moisi ».

Ce phénomène est malheureusement responsable d’une perte économique importante pour la filière. Les bouchonniers, conscients de cette faiblesse, travaillent avec ardeur leur recherche et développement afin de la résoudre ou de la limiter. Ainsi des progrès considérables ont été faits permettant d’écarter la très grande majorité des bouchons contaminés.

Les bouchons en liège reconstitué par exemple sont un des moyens employé par cette production pour éliminer une part élevée des TCA. Mais il y a aussi des techniques d’analyses fines comme l’emploi de la chromatographie qui permettent d’écarter les lièges contaminés et de les destiner à un autre usage comme l’isolation phonique ou thermique. Chaque bouchonnier a développé ses propres techniques pour rester performant par rapport à la dangereuse concurrence qu’ont fini par devenir les bouchons synthétiques et les capsules. Les bouchons verre que l’on peut voir aussi sont très marginaux et nous n’en parlerons pas ici.

 

Quid des bouchons synthétiques ?

Face à ces problématiques du liège, des bouchons synthétiques sont peu à peu venus concurrencer cette matière naturelle, offrant une nouvelle réponse au besoin du vin. Comme toute innovation, les débuts ont été difficiles, la matière n’a pas convaincu techniquement ni son esthétique non plus. Les résultats satisfaisants n’ont pas été immédiats. Puis la recherche et les travaux d’ingénierie ont progressivement amélioré ces bouchons qui sont devenus parfaitement adaptés à certains usages. Ils se sont notamment montrés efficaces pour les vins qui ne sont pas fait pour la garde : les vins de table, les rosés… Pour ces vins ils ont même montré des qualités supérieures au liège, assurant mieux le maintien de leur fraîcheur.

Dans cette nouvelle diversité, est aussi apparu le bouchon synthétique fait à partir de matière première naturelle. Ses fabricants lui ont donné l’allure d’un bouchon de liège à s’y méprendre mais pourtant c’est un bouchon issu de la production de canne à sucre. Il utilise comme matière première le déchet de l’industrie sucrière et ne vient pas la concurrencer. Son empreinte carbone est négative, ce qui en fait un produit aussi écologique que le liège. Il est aussi recyclable. Sa qualité technologique pour assurer la bonne conservation du vin a fait de nets progrès faisant de lui un partenaire efficace pour les vins de garde courte à moyenne.

La capsule à vis

D’autres alternatives existent pour éviter le goût de bouchon et la capsule à vis en fait partie. Outre l’absence de risque de goût de bouchon, la capsule à vis s’ouvre facilement et sans tire-bouchon pour ouvrir la bouteille de vin. Plus besoin de vous soucier d’en posséder un pour déguster votre précieux nectar. Vous pouvez improviser un pique-nique champêtre et reboucher votre bouteille entamée pour la finir à l’occasion. Pour tous ceux qui ne possèdent pas de cave, les vins bouchés par une capsule à vis sont parfaits. Ces bouteilles peuvent être conservées debout ou couchées, peu importe, cela n’a pas d’impact sur la qualité du vin.

 

Malheureusement, le vin bouché par une capsule à vis jouit toujours d’une image négative en France. Ce n’est pas le cas dans de nombreux autres pays qui la plébiscitent. Néanmoins elle convient à des vins qui n’ont pas besoin de garde supérieure à 24 mois.

 

Chez NICOLAS nous n’avons de parti pris pour aucun type de bouchage. Tous sont satisfaisant pourvu qu’ils assurent la fonction d’assurer la bonne conservation de votre vin et vous garantissent une dégustation source de plaisir.

 

Laurence Le Marchand

Directrice Qualité